Présentation

Ce dossier documentaire consacré au Dublin Core est réalisé par Audrey Chaussard, Stéphanie Gasnot, Vincent Meyer, Florence Poncet, étudiants en première année à l'Ecole de Bibliothécaires-Documentalistes.

Voir le CV des étudiants

INTRODUCTION

L'objectif de ce dossier documentaire est de faire connaître et de faire comprendre ce qu'est le Dublin Core à travers ses grands domaines d'application. Une définition du sujet s'impose. Elle est liée à l'historique et aux grands acteurs qui en sont à l'origine ainsi qu'à leurs motivations.

Dans ce dossier, nous présentons les domaines d'application du Dublin Core par ordre de pertinence eu égard aux métiers des bibliothèques et de la documentation.

Les sources sélectionnées sont principalement anglo-saxonnes du fait de l'origine du Dublin Core. Nous mentionnons, quand elles existent, les traductions françaises.
Les sources principales émanent de sites institutionnels qui font autorité en la matière : le site officiel du Dublin Core et les sites des organismes scientifiques (CNRS, INIST, CHU de Rouen, ...).

Nous tenons aussi à remercier les professionnels suivants :
- Sandrine LAGORE, Conservateur - Chargée des formations de catalogage à Médiadix
- Frédéric MARTIN, Conservateur à la BnF - Responsable des techniques documentaires pour les collections numériques
- Benoît THIRION, Conservateur à la Bibliothèque médicale du CHU de Rouen
Leurs témoignages et leurs réflexions nous ont été d'une aide précieuse et nous ont permis d'éclairer certains aspects de l'utilisation du format Dublin Core.
Aussi, L'objectif de cette recherche est-il moins de dresser un bilan que de mettre en exergue les perspectives du Dublin Core.

L'actualisation de ce dossier sera faite au mois de septembre, au moment de la prochaine conférence internationale sur le Dublin Core (DC-2005).

SOMMAIRE

1. Présentation des auteurs du dossier

2. Introduction et sommaire

3. Définition et historique

4. DC-2005 : les 10 ans du Dublin Core

5. Dublin Core et bibliothèques : quel avenir ?

6. Musées et patrimoine

7. Dublin Core Education

8. Informations scientifiques

9. Agenda des métadonnées

10. Glossaire

Qu'est-ce que le Dublin Core ?

Le Dublin Core est une norme de description bibliographique conçue au départ pour s'appliquer aux documents électroniques.

Il définit des métadonnées génériques et développe des outils pour implémenter des métadonnées dans les ressources. Les métadonnées sont des "données sur les données" : un ensemble de caractères externes ou descripteurs du document. Ainsi, une notice bibliographique est elle-même un ensemble de métadonnées.

Le Dublin Core non qualifié (norme ISO 15836 depuis février 2003) repose sur 15 éléments de base répétables (The Dublin Core Metadata Element Set) que sont : le titre, le créateur, l'éditeur, le sujet, la description, la source, la langue, la relation, la couverture, la date, le type, le format, l'identificateur, le collaborateur et les droits.

Les objectifs

  • Décrire le format et le contenu d'une ressource électronique de façon standardisée.
  • Améliorer la recherche d'informations (donc la découverte) des ressources sur Internet.

Les avantages

  • La description peut être faite par le producteur ou le créateur de la page Web lui-même, par les spécialistes de l'information ou par une combinaison des deux.         

Sources :
- une synthèse en français présentant les éléments et les objectifs du Dublin Core http://www.mutu-xml.org/xml-base/shared/COLLECTORS
- la traduction française des éléments de métadonnées du Dublin Core http://www-rocq.inria.fr/~vercoust/METADATA/DC-fr.1.1.html
- le site officiel sur le Dublin Core http://dublincore.org/

A voir sur le sujet : le dossier réalisé par educnet : Normes et standards de métadonnées

Historique

La première conférence sur les métadonnées a été donnée en mars 1995 à Dublin (Ohio) en vue d'établir un consensus sur les éléments essentiels des métadonnées pour une descripion adéquate des ressources accessibles sur Internet.

Cette conférence s'est tenue à l'initiative de l'OCLC (On Line Computer Library Center, Dublin, Ohio) et du NCSA ( National Center for Super Computing Applications, Champaing, Illinois).

Un standard de métadonnées consensuel s'est donc développé depuis lors, appelé le Dublin Core.

  • Dublin en référence à la ville dans laquelle s'est tenue la conférence ;
  • Core utilisé pour signifier l'aspect central, le noyau des métadonnées minimales sans lesquelles l'information ne peut pas être considérée comme exploitable.

Le Dublin Core se veut international et extensible. Il cherche à couvrir les besoins des disciplines spécialisées dans la gestion de l'information.

Source
: http://sic.epfl.ch/SA/publications/FI03/fi-6-3/6-3-page19.html

 

Guide d'utilisation

La traduction française du guide d'utilisation du Dublin Core est réalisée par Guy Teasdale, de l'Université Laval.

Ce document de travail, crée par le Dublin Core Metadata Initiative, est destiné à servir de point de départ aux utilisateurs du Dublin Core.
Il aidera les non spécialistes à créer des notices descriptives simples pour des sources d'information (telles que, par exemple, des documents électroniques).
Les spécialistes pourront également considérer ce document comme une référence utile à la documentation du Dublin Core car il est modifié et croît au fur et à mesure des changements.
http://www.bibl.ulaval.ca/DublinCore/usageguide-20000716fr.htm

La version anglaise (plus récente): http://dublincore.org/documents/usageguide/

Glossaire

DTD

Document Type Definition
La définition de type de document décrit la structure d'un document XML, c'est-à-dire l'ordre, l'imbrication et le caractère obligatoire ou facultatif des éléments qui le composent. On déclare la DTD dans le document XML ou dans un fichier externe. Elle cède désormais sa place aux schémas XML.

Entrepôt OAI (repository)

Base de métadonnées constituée par un fournisseur de données. Les métadonnées y sont disponibles dans différents formats afin de répondre à différents types de demandes.

Format MARC

Machine Readable Cataloging, catalogue lisible par une machine C’est en 1964 qu’a été mis au point, par la Bibliothèque du Congrès de Washington, le premier format MARC, à l’origine d’une famille de formats Marc parmi lesquels le format américano-canadien Marc 21, le plus répandu dans le monde et deux formats utilisés en France : Intermarc (essentiellement à la BnF) et Unimarc. Un format est la structuration de données dans un ordinateur en vue de leur traitement par un logiciel d’application. Un format Marc est une structuration de données selon la norme ISO 2709 sur les échanges de données bibliographiques.

Implémenter

En informatique : Adapter un logiciel particulier à de nouveaux besoins (ordinateurs différents ou utilisations différentes) .

Interopérabilité

L’interopérabilité est la capacité de deux systèmes à dialoguer et à interagir. L’interopérabilité technique permet à des systèmes de communiquer grâce à des protocoles et langages similaires ou pour lesquels il existe une procédure d’équivalence. L’interopérabilité sémantique est possible lorsque les métadonnées sont similaires ou comprennent des liens d’équivalences car elles représentent les mêmes concepts. L’interopérabilité syntaxique suppose que les métadonnées ont une syntaxe similaire ou qu’une procédure d’équivalence existe. L’interopérabilité organisationnelle suppose que les modes d’organisation soient similaires et que les personnes qui assurent la maintenance des données aient des fonctions et des qualifications comparables.

Métadonnées

Les métadonnées sont des " données sur les données ", c’est-à-dire un ensemble de caractères externes ou descripteurs d’un document, par exemple son auteur, sa date de création, son format… Une notice bibliographique est elle-même un ensemble de métadonnées.

Moissonneur

Programme lancé par le fournisseur de service pour la collecte de métadonnées auprès d’un ou plusieurs entrepôts OAI Open Archive Initiative L’Open Archive Initiative, créée par la convention de Santa Fé (Nouveau Mexique) en 1999, pour promouvoir le mouvement des archives ouvertes, développe un ensemble de protocoles communs et des standards d’interopérabilité facilitant la diffusion des contenus de documents.

ONIX

Le concept d'origine d'ONIX est né en 1999, lors d'une réunion de The association of American Publishers. Le but était de créer un standard permettant aux éditeurs d'offrir à leurs clients (libraires, diffuseurs) une information "à valeur ajoutée" sur les produits qu'ils diffusent. Version 1 disponible en janvier 2000.
La version 2.0 en français, réalisée avec le soutien du Cercle de la Librairie, est disponible sur le site d'EDItEUR.
ONIX est une norme internationale de description des documents imprimés. Elle peut être "allégée" ou complète.
Source : l'article d'Yves Desrichard "Vers la convergence des formats bibliographiques"

Schéma de métadonnées

Un modèle de données est un ensemble de champs ou éléments qui permettent de décrire une ressource. Il est exprimé sous la forme d’un certain nombre d’éléments et de règles syntaxiques qui peuvent être encodées en SGML (DTD) ou en XML (DTD ou schéma XML) ou simplement sous la forme d’un texte normatif.

La principale source de ce glossaire : Le protocole OAI et ses usages en bibliothèque par François Nawrocki du ministère de la culture et de la communication.

Dublin Core à la BnF

Dans un mail qu'il nous a envoyé le 17 mai 2005 - en réponse à notre message diffusé sur la liste biblio-fr concernant les applications françaises du Dublin Core -, Frédéric MARTIN,  conservateur à la Bnf et responsable des techniques documentaires pour les collections numériques, nous explique où en est la Bnf :

" Depuis juillet 2004, la BnF expérimente le protocole OAI-PMH qui permet d'exposer des métadonnées descriptives et de les rendre "moissonnables" sur le Web par les organismes publics ou privés qui le souhaitent. Ce protocole utilise le Dublin Core non qualifié comme format minimal de description.  Pour la BnF, le but est dans un premier temps de rendre encore plus visibles  les documents de Gallica, en déposant  les notices en Dublin Core correspondants à ces documents dans un  "entrepôt", un serveur ouvert dédié spécifiquement à cet usage.
Pour cela, nous avons réalisé des tableaux de correspondance (mappings) pour convertir les notices de l'intermarc vers le Dublin Core simple. Tous les types de documents ne sont pas encore traités mais l'entrepôt contient tout de même plus de 28 000 notices en Dublin Core simple".

- Pour en savoir plus, voir le site de la Bibliothèque numérique de la BnF : http://bibnum.bnf.fr/oai/index.html

- Pour consulter des notices en Dublin Core :
http://oai.bnf.fr/repositoryOAI.php?verb=Status  (cliquez sur les "records").

- Plusieurs  sites  donnent  accès aux notices de Gallica en Dublin Core, via l’OAI, par exemple :
OAISTER (Université de Michigan) : http://oaister.umdl.umich.edu
TEL (the european library) : http://www.theeuropeanlibrary.org/portal/index.htm (il suffit de  taper par exemple “thevet” dans les moteurs de recherche).


Le projet Bnf/Library of Congress

Dans le cadre du projet lancé au début du mois de mai 2005,  La France en Amérique/France in America en collaboration avec la Bibliothèque du Congrès, la BnF a utilisé le protocole OAI et donc le Dublin Core. L'enjeu principal est le suivant : rendre accessible les documents des deux bibliothèques à un  utilisateur se connectant à l'un ou l'autre des deux sites et ce, en passant de façon transparente d'un site à l'autre lors de la visualisation des documents.    Ainsi, une recherche dans Gallica sur le sujet "Louisiane" donnera accès à une liste de documents provenant aussi bien de la bibliothèque du Congrès (identifiés par l'icône représentant le dôme de cette institution) que de la BnF.
Voir le dossier de presse (et notamment la p.11 consacrée à l'utilisation du protocole OAI).

En lien : L'expérience de la bibliothèque municipale de Lyon

Les 10 ans du Dublin Core !

La prochaine conférence sur le Dublin Core et les applications des métadonnées se tiendra à Madrid, en Espagne, du 12 au 15 septembre 2005.

DC-2005 est la cinquième édition d'une série de conférences organisées à Tokyo en 2001, à Florence en 2002, à Seattle en 2003 et à Shangai en 2004.

Elle abordera la dimension opératoire de l'application et de la gestion des termes contrôlés ("vocabulaires") dans le domaine du Web et réunira les communautés suivantes parmi les usagers de  métadonnées  :

  • les utilisateurs de standards de métadonnées comme le Dublin Core ou les Learning Object Metadata (LOM), avec leurs ensembles de « propriétés » et d’« éléments » descriptifs ;
  • l’activité Web sémantique du W3C, qui a donné forme à la notion d’« ontologies » ;
  • les utilisateurs de systèmes d’organisation des connaissances, qui couvrent des structures espaces de valeurs comme des « thésaurus » et des « plans de classement » ;
  • le monde des intranets d’entreprise qui utilisent des « taxonomies ».

Le site de la conférence (thèmes, catégories des communications, calendrier et dates importantes): http://dc2005.uc3m.es/

Pour plus d'informations sur la conférence à venir et sur celles passées, consulter :  http://dublincore.org/workshops/
 

Pour une synthèse en français :
http://artist.inist.fr/article.php3?id_article=62 
 

Dublin Core et catalogage : l'avis des professionnels

Sensiblement plus simple d'utilisation mais loin de la précision d'un format MARC, Le Dublin Core semble moins bien adapté aux catalogues de bibliothèques.

Bien qu'il représente la base d'un vaste réseau sémantique interopérable, le format Dublin Core ne suffit pas à tous les besoins de signalement et de description fine des ressources spécialisées.

Toutefois, il occupe une place de plus en plus importante au sein des bibliothèques en tant que solution de rechange au catalogage bibliographique des collections numérisées.

Le témoignage de Sandrine Lagore :

On ne peut dire aujourd'hui avec certitude si le format Dublin Core remplacera un jour le format MARC. C'est ce qu'il ressort de notre rencontre (le 20 mai 2005) avec Sandrine LAGORE, conservateur, chargée des formations de catalogage à Médiadix.

Selon elle, pour les 6 ou 7 ans à venir, il est certain que l'on continuera à cataloguer en Unimarc. Mais cela risque d'évoluer. Elle mesure les enjeux de l'application du Dublin Core en bibliothèque à travers les formations dispensées par l'Enssib et Médiadix : il y a de moins en moins de formations Unimarc et plus de formations sur le Dublin Core, le XML et l'EAD. Dans le même temps, elle remarque que l'ISBD a le vent en poupe et que les bibliothécaires auront  toujours besoin de ce modèle minimal de structuration de données. 
Elle nous explique que les enjeux sont aussi à chercher du côté de la lutte que se livrent les éditeurs et les bibliothécaires motivés par des logiques différentes. Par exemple, la dimension rétrospective n'est pas prise en compte par les éditeurs. Cela est important quand on sait que c'est surtout l'édition électronique qui influence le Dublin Core...  

Autres contributions :

Pour sa part, Pierre Gavin, du CESID (Formation continue en information documentaire, Université de Genève) pose la question de l'intérêt du Dublin Core par rapport aux "formats classiques" de catalogage en réalisant une comparaison entre MARC 21 et Dublin Core. Il pense que DC n'est pas un substitut au catalogage. Cependant, il n'est pas possible de cataloguer toutes les ressources en MARC et le DC est adapté aux ressources electroniques, par exemple dans le cadre de l'OAI.
Source :  Les cours de Pierre Gavin sur les métadonnées

Pour convertir les champs DC en Marc 21 et inversement, sur le site de la library of Congress : http://www.loc.gov/marc/marc2dc.html

A lire également sur le sujet :  la fiche réalisée par François Nawrocki du ministère de la culture (aimablement transmise par Frédéric Martin, conservateur à la BnF). Selon lui, "le format Dublin Core ne doit pas nécessairement se substituer aux formats de catalogage"(p.6). 

Autre source : l'article de Susan Haigh (bibliothèque nationale du Canada) "Le projet de métadonnées Dublin Core"

Sur le site du Dublin Core :  le projet d'application du Dublin Core en bibliothèque

 

Dublin Core et information scientifique

Le CISMef

Ce projet est né en février 1995, initié par le CHU de Rouen

http://www.cismef.org/ 

Son objectif est le catalogage et l’indexation des sites médicaux francophones, des recommandations de bonne pratique, des cours, des documents d’information destinés aux patients accessibles sur Internet.

Le critère principal de sélection est l’origine institutionnelle des documents.

CISMEF utilise deux outils standards pour organiser l'information : le thésaurus MeSH (Medical Subject Headings) utilisé notamment pour la base de données bibliographique Medline et le format de métadonnées du Dublin Core.

Champs CISMef : 11 éléments du Dublin Core + autres éléments propres à CismeF. Voir http://doccismef.chu-rouen.fr/cismef.xml

Les éléments Dublin Core d’une notice CISmef. Voir la source de: http://doccismef.chu-rouen.fr/html/nl/16/016245.html

Chaque site indexé comprend une notice descriptive.

CISMEF adhère aux principes de qualité de l'information de santé sur l'Internet (Net Scoring), développé en collaboration avec Centrale Santé. CISMeF est un outil utile pour la communauté francophone, professionnel de santé ou cyber-citoyen : chaque jour ouvré, 15.000 ordinateurs se connectent sur ce site représentant environ 20.000 personnes.

Sources :

Merci à Benoît Thirion, conservateur, en charge de la bibliothèque médicale du Centre Hospitalier Universitaire de Rouen, de nous avoir transmis les documents suivants :

article

Cismefpourquoicomment

Pour les autres applications dans le domaine de la santé, consulter : http://www.chu-rouen.fr/documed/dc.html 

L’Open Archive Initiative

 http://www.openarchives.org/index.html 

Le protocole d'échanges Open Archive Initiative (OAI) a été mis au point au départ pour les besoins de la communauté des chercheurs afin de permettre la diffusion et l'échange de documents numériques via Internet. En effet,a notion d’autoarchivage naît sous l’impulsion de Paul Ginsparg à Los Alamos en 1991 avec le serveur d’e-prints des publications des physiciens. Pour faire face à la multitude d’archives qui sont créées par la suite, la convention de Santa Fé en 1999 lance le mouvement Open Archive Initiative (OAI). Cette initiative définit un ensemble de protocoles techniques liés à la description des données et à leur interrogation. La suite logique de ces réflexions consiste en la mise en place d’un protocole permettant l’interopérabilité des archives : l’Open Archive Initiative Metadata Harvesting (OAI-MH).

L’OAI permet notamment de rendre accessibles via les moteurs de recherche les documents numériques ainsi exposés. De plus en plus utilisé dans le monde des bibliothèques, ce protocole rend désormais possible l'interrogation simultanée des grandes bibliothèques numériques.

Le protocole AOI s'appuie sur les métadonnées Dublin Core.

En Europe : l’OAF (Open Archive Forum) http://www.oaforum.org/ 

Le but de ce forum est de fédérer les pays européens autour des archives ouvertes. C’est le pendant de l’OAI. Ce forum est né de volontés allemandes, italiennes et anglaises.

En relation, l’Initiative de Budapest

Cette initiative a été lancée par un collectif de chercheurs en 2001. C’est le côté libre accès à la littérature scientifique qui a motivé ces chercheurs. En effet, un auteur peut diffuser un texte avant sa validation par un comité de lecture d’une revue scientifique. 2 axes sont développés dans ce sens :

  • un autoarchivage des ressources qui s’appuie sur OAI,

  • l’apparition de nouvelles revues scientifiques « alternatives ».

Cette initiative est financée par les gouvernements et les institutions.

L’OAI en est à ses débuts, avec une cinquantaine de sites recensés sur le site de l’OAI et une quinzaine sur le site de l’OAF. En France des archives sont hébergées par le Centre de Communication Scientifique Directe ou sont créées par la cellule MathDoc à Grenoble. http://www-mathdoc.ujf-grenoble.fr/ (qui propose un portail documentaire mathématique).

Pour en savoir plus sur l’OAI, voir :

  • sur le site de l’INIST :

 http://www.inist.fr/openaccess/

inistdublincore

  • le diaporama réalisé par Sarah Aubry, de la BNF: Open Archive Initiative et Dublin Core: faciliter l'accès et l'échange de documents : diaporama

  • le Réseau National des Bibliothèques de Mathématiques qui présente sur son site un diaporama fournissant des informations supplémentaires sur l'OAI, dont des exemples d'utilisation et les services OAI en France.

http://www.rnbm.org/rencontres_2004/cherhal-oai.pdf

  • le Service de Documentation de l'Ecole des Ponts et Chaussées qui a réalisé un dossier décrivant les enjeux de l'Open Access pour les bibliothèques, les chercheurs et les éditeurs et faisant le point sur ses perspectives. Il propose également une liste importante de liens. enpc

Journées d'études sur les métadonnées

  • Mardi 7 Juin 2005

Journées d’études de l’AFNOR : Des métadonnées pour bien utiliser les ressources électroniques
Paris, Petit auditorium de la Bibliothèque nationale de France (site François Mitterrand).

  • Mardi 14 juin 2005 (11h30 - 13h00)

La Bnf propose "Bibliothèques en débat" en collaboration avec les éditions du Cercle de la Librairie, à l'intention des professionnels des bibliothèques et des agents de la BnF sur le thème :

Classification Dewey, format Unimarc : nouvelles pratiques, nouveaux enjeux. Quel avenir pour le catalogage à l'heure d'internet et des métadonnées ?
Contact : Chantal Meslet   chantal.meslet@bnf.fr
Tél : 01 53 79 50 42

  • Jeudi 24 et vendredi 25 novembre 2005

Formation INIST : métadonnées: Dublin Core, RDF, RSS

Panorama des formats standards, avec des exemples d'utilisation dans différents contextes et des travaux pratiques d'écriture intégrant les outils existants (tous publics).

Programme et tarifs : http://www.inist.fr/PRODUITS/stage16.php

Limites du Dublin Core et présentation d'ONIX

Les problèmes liés au Dublin Core sont décrits dans un article réalisé par Yves Desrichard intitulé "Vers la convergence des formats bibliographiques? ", dans le paragraphe consacré aux métadonnées (BBF 2004, t. 49, n° 3, pp. 55-63). En effet, le Dublin Core "ostracise" le traitement documentaire des documents electroniques car c'est un outil spécifique à ces documents et il n'est donc pas adapté aux autres types de documents. D'autre part, il utilise les balises HTML qui ne font pas partie du standard défini par le W3C et qui sembleraient largement inconnues ailleurs que dans le monde des bibliothèques (les grands moteurs de recherche les ignore).
Selon lui, "si le Dublin Core peut être utilisé, c'est uniquement dans le cadre d'applications fermées".

Toujours dans cet article, Yves Desrichard  présente la norme ONIX, "norme internationale pour la diffusion de métadonnées [enrichies] concernant des livres et d'autres documents utilisés par les bibliothèques et les éditeurs. Ses principes directeurs [guidelines] comprennent des spécifications de contenu, d'éléments de données , d'étiquettes et de listes de codes et une DTD XML".
Il emet l'hypothèse selon laquelle ONIX pourrait à terme remplacer les métadonnées de type Dublin Core dans des documents structurés en XML.
De plus, ONIX semble répondre à la fois aux logiques des éditeurs, à celles des concepteurs de logiciels documentaires et à celles des bibliothécaires.

Selon Y. Desrichard, "il serait présomptueux de dire qu'ONIX pourrait venir, à terme, remplacer les formats de type MARC, même si l'outil déjà développé par le monde de l'édition semble extrêmement prometteur". 
 

Les auteurs

  • ADsc00001udrey Chaussard

Formation : titulaire d'une maîtrise Sciences et Techniques en patrimoine et documentation (Université d'Aix-Marseille)

Expérience : chargée d'études dans le domaine de la GED (2002-2004)
Stage dans le cadre de l'EBD :  agence de  communication et publicité (CREACOM)
Projet professionnel : chargée d'études documentaires dans une grande entreprise

Formation : titulaire d'un DEA de Sociologie Politique (Université de Paris I)

Expérience : assistante administrative et commerciale (2000-2004)
Stages dans le cadre de l'EBD : Bibliothèque municipale de Montreuil (93)
Bibliothèque de Sciences-Po
Projet professionnel : reconversion professionnelle dans le secteur des bibliothèques (préparation des concours)

  • Florence Poncet
    Moi_1 Formation : DESS Productions Végétales (Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Rennes)
    Maîtrise de Biologie Cellulaire et Physiologie (Université de Lyon 1)
  • Expériences : Animatrice syndicale (Jeunes Agriculteurs des Landes)
    Conseillère agricole (SIKIG)
    Stages Dans le cadre de l'EBD : centre de documentation de Généthon
    Autres stages : Elaboration d'un modèle de prévision de bactériose du melon par une approche climatologique (Centre d'Expérimentations Fruitières et Légumières Midi-Pyrénées)
    Recherche de mécanismes moléculaires impliqués dans l'induction de l'embryogénèse de microspores de brocoli cultivées in vitro (Bretagne Biotechnologie Végétale)
    Projet professionnel : documentaliste scientifique dans un centre de recherches, en milieu hospitalier,un laboratoire pharmaceutique ou dans une organisation professionnelle agicole.

Vincent_pamplemousse_1 Formation : niveau Maîtrise Histoire Contemporaine en collaboration avec l'INA (Paris IV-Sorbonne) - Ecole des Bibliothécaires-Documentalistes

Expérience: Assistant-archiviste pour la Municipalité de Saint Louis dans le Haut-Rhin (CDD)

Assistant-documentaliste pour Christian Dior Couture (stage)

Assistant-documentaliste pour le Musée des Arts Décoratifs-Département Jouets (stage)

Documentaliste pour l'Institut Assomption-Lübeck, établissement d'enseignement secondaire (CDD)

Documentaliste généraliste et audiovisuel pour la chaine de télévision Direct8 (Bolloré Média) : création d'un centre de ressources (Contrat de professionnalisation juin 2006)

Projet professionnel : Gestion d'un centre de ressources dans les médias (audiovisuel)

L'expérience de la bibliothèque municipale de Lyon

L'idée d'une interface unique de recherche telle que proposée par la BnF et La Library of Congress a déjà été mise en place, à une échelle plus réduite, depuis la fin de l'année 2004, par la bibliothèque municipale de Lyon : catalog +.

Dans son message d'annonce, Bertrand Calenge explique que Catalog + est "un moteur de recherche qui permet l'interrogation multi-base en balayant à partir d'une requête et d'une interface unique l'ensemble des ressources de la bibliothèque : catalogue, bases de documents numérisés, Guichet du Savoir".

Aussi, le Guichet du Savoir prend t-il toute sa place. Plus qu'un simple système de questions/réponses en ligne, il fait figure de véritable base de connaissance.
Tout cela représente beaucoup de travail et un paramétrage fin mais il semble que cela corresponde bien aux attentes des publics.

Pour complément, on peut lire l'article de biblioacid sur Catalog +.

A lire également : les actes de la journée d'étude : La fin du catalogage ? ! (Médiadix, 21 oct.2004).   

En lien : Dublin Core à la Bnf

Les acteurs des ressources électroniques : le Dublin Core en excellente position !

Le site Educnet dresse un portrait des acteurs des ressources électroniques : le monde de la documentation et celui du e-learning dont les pistes de recherches convergent.

Le Dublin Core est en bonne posture car il rassemble la famille des bilbiothécaires-documentalistes à l'échelle mondiale. Créé en 1995, il rassemble depuis peu des groupes de travaux dans le cadre d'une extension du Dublin Core dans le domaine de l'éducation : Dublin Core Education. Il fait l'objet d'une définition et d'un shéma explicatif, une sorte de frise chronologique, où sont montrés les implications du DC dans le temps et les groupes de réflexions.

L'article met en évidence la trop grande discrétion de la France et de l'Europe en général dans le processus de reflexion et de décision, à ce sujet une annexe au titre évocateur est proposée : "Et le ministère de l'Éducation nationale dans tout cela ?"...

Les acteurs des ressources électroniques

Normes et standards pour les ressources éducatives

La réflexion sur les normes et les standards, déjà ancienne, est motivée, concernant les ressources électroniques sur le web, par la décentralisation de l'archivage et de la recherche de ressources électroniques qui induisent un besoin de cohérence et d'uniformité. Ce système se traduit pas un jeu de métadonnées dont le Dublin Core est un acteur incontournable, s'appuyant sur le LOM (Learning Object Model) pour la partie éducative.

Le site Educnet propose un powerpoint Ressources éducatives numériques : normes et standards de métadonnées réalisé par Nicolas Chung, chef du projet Normes et standards à la SDTICE en avril 2002.

Le Dublin Core au service du SUDOC pour les TEF

La recommandation TEF (Thèses Electroniques Françaises) définit un jeu de métadonnées pour les thèses françaises sous forme électronique. A terme, elle comprendra des métadonnées descriptives et des métadonnées de gestion. Elle propose deux niveaux de normalisation : un ensemble de métadonnées ("vocabulaire TEF") et un schéma XML ("format TEF").

La première édition de la recommandation TEF (TEF 1.0) ne couvre que les métadonnées descriptives. La seconde édition, présentée en mars 2005 lors des Journées réseau SUDOC, comprend aussi les métadonnées de gestion.

Ce site donne accès à la recommandation TEF elle -même (document normatif), mais aussi à différentes ressources associées, qui n'ont pas de valeur normative, bien qu'elles aient été produites ou approuvées par le groupe de travail CG46/CN357/GE5 de l'AFNOR à l'origine de TEF.

Le Dublin Core dans les musées

Il est reconnu que la norme Dublin Core ne couvre pas les besoins potentiels de tous les utilisateurs et qu'elle est insuffisante pour des applications allant au delà des recherches simples de ressources. En effet, elle ne couvre pas toute l'information nécessaire pour la gestion ou la documentation des collections d'un musée, la gestion des droits...

Avec la prise de conscience des ces faiblesses l'objectif visé est que les musées se servent de la norme Dublin Core comme d'un noyau et à partir de là qu'ils mettent en place leurs propres extentions en fonction des besoins de leur discipline ou de leur établissement.

Mais il faut remarquer qu'en pratique les choses se font souvent dans l'autre sens : le musée utilise une norme propre à une discipline (tel que les dictionnaires de données...) pour documenter et gérer ses collections, puis il extrait un sous-ensemble de ses enregistrements qui correspond à la norme Dublin Core. Ces enregistrements peuvent servir à des fins d'échange de données et de recherches simples.

Pour plus de renseignements :  normes relatives aux métadonnées pour le catalogage des collections de musée

Exemple de musées canadiens

La norme Dublin Core est de plus en plus utilisée dans le domaine des musées, ainsi le CIMI (consortium fot the Interchange of Museum information, consortium pour l’échange d’information muséologique) a mené un projet de banc d’essai de la norme Dublin Core pour en tester l’efficacité et a publié à l’intention des musées un Guide to Best Practice : Dublin Core 1.1, disponible en anglais seulement.

On peut prendre comme exemple le RCIP (réseau canadien d’information sur le patrimoine) qui a participé au banc d’essai du CIMI en s’adressant à plusieurs musées canadiens qui contribuent à Artefacts Canada et en obtenant la permission d'utiliser un petit nombre de leurs enregistrements dans Artefacts Canada pour ce banc d'essai. Le RCIP a produit un tableau de correspondance entre les zones d'Artefacts Canada et la norme Dublin Core, ainsi qu'un logiciel de conversion d'enregistrements d'Artefacts Canada vers le format Dublin Core. Le RCIP a ensuite fourni au CIMI un sous-ensemble de la base de données Artefacts Canada, en format Dublin Core, en vue du banc d'essai du CIMI sur les métadonnées.

Pour plus de renseignements :  normes relatives aux métadonnées pour le catalogage des collections de musée

Les portails patrimoniaux

  • Un Dublin Core Culture pour accéder à des ressources patrimoniales hétérogènes dans les pays anglo-saxons.

Le Dublin Core largement préconisé pour retrouver les ressources disponible sur Internet dans les balises méta, sert aussi de plus grand dénominateur commun pour connecter des ressources hétérogènes.

Des équivalences entre des systèmes descriptifs plus complexes et le Dublin Core sont alors dessinées, c’est le cas par exemple du projet SCRAN pour les ressources patrimoniales écossaises ou du portail SBN-Online qui connecte des catalogues de bibliothèqes, musées et arches en se référant à du Dublin Core non qualifié.

Dans le cadre de recherches simultanées dans plusieurs catalogues, le Dublin Core est en réalité destiné à un affichage d’informations minimales standard et surtout à servir de format pivot pour retrouver les ressources.

Le Dublin Core Culture est conçu pour localiser des ressources patrimoniales hétérogènes. Il sera implémenter dans le cadre du projet 24 Hour Museum (projet de portail sur Internet ouvrant l’accès aux collections et ressources des musées du Royaume-Uni). Ce portail fonctionnera avec le protocole de collecte des métadonnées de l’Initiatice Archives ouvertes (OAI-PMH). Il va fédérer les ressources des musées britanniques en utilisant deux schémas : le Dublin Core Culture pour les descriptions et un schéma distinct pour l’affichage des enregistrements.

Le Dublin Core Culture répond à la nécessité de créer des points d’accès standard aux ressources patrimoniales, quelle q’une soit la nature et l’origine, afin de faciliter la mise en œuvre de portails patrimoniaux.

  • Un autre projet de portail européen de la culture est mis en oeuvre par les ministères de la culture d'Italie, du Royaume-Uni et de la France. Fondé sur les standards (structuration des données en XML, compatibilité avec le format Dublin Core Culture, protocole de collecte des métadonnées de l'Initiative des Archives Ouvertes OAI), ce portail multillingue bénéficie du soutien de la Commission européenne. Il se nomme Multilingual Inventory of Cultural Heritage in Europe (MICHAEL).

Voir les pages :
un Dublin Core Culture pour accéder à des ressources patrimoniales hétérogènes 

http://www.michael-culture.org pour le projet de portail européen

  • Un autre exemple dans le cadre d'un portail patrimonial peut être trouvé en allant consulter le site Aquitaine Patrimoines, créé à l'initiative d'un groupement d'administrations de la région Aquitaine.
    La Banque numérique du savoir d'Aquitaine incite ses partenaires à fournir des bases de données patrimoniales compatibles avec le protocole OAI pour les moissonner et permettre leur valorisation via une interface de consultation unique.

Sites de référence

  • DCMI
    Site officiel du Dublin Core Metadata Initiative ( DCMI) : Forum ouvert engagé dans le développement des métadonnées.
  • [ARTIST]
    Appropriation par la Recherche des Technologies de l'IST.

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